Ce gagnant-gagnant qui a commencé quand j’étais fauchée.

Un peu d’histoire…

Je me suis toujours intéressée à l’environnement, au respect de la nature, à ma façon de me nourrir. Depuis toute petite.

Il y a quelques années, j’ai participé à des ateliers de fabrication de savons, de produits ménagers, de cosmétiques, donnés par des personnes lumineuses. 

Bien sûr, je n’ai pas mis en pratique ces connaissances tout de suite. Jusqu’au jour où j’ai dû compter chaque euro, et où j’ai réalisé que j’avais dans mes placards non seulement de quoi me nourrir, mais aussi l’ensemble des ressources pour fabriquer mes savons. 

Mes premiers savons !

Pour 5€, je pouvais me laver pendant des mois, mais aussi offrir ces merveilles pour Noël. Un geste sain pour la planète, et que je pouvais répandre facilement et gaiement à mon entourage. C’était parti. Je voyais aussi que j’avais en moi la capacité de fabriquer des choses soit disant compliquées de mes mains, de jouer avec ma créativité.

Parallèlement, pour mon boulot, on m’a proposé de devenir formatrice en design graphique. Oui j’ai beaucoup flippé au début, beaucoup travaillé, peu dormi. Mais la confiance que l’on m’avait donnée était plus forte que tout le reste, et j’ai réussi. 

Ça a été très déstabilisant au début, je suis sortie de ma zone de confort, et j’ai découvert cette partie de moi, que je soupçonnais déjà, qui avait envie de transmettre, dans la bienveillance et l’écoute de l’autre. J’ai aussi découvert que j’avais des connaissances à partager, grâce à mon expérience, et que tout ça était légitime. Car oui, le syndrome de l’imposteur, parfois, donne envie de se cacher dans un petit trou. Mais non, j’ai un métier depuis plus de 15 ans, et tous n’en sont pas au même point : on a tous quelque chose à apprendre les uns des autres. Alors j’adoptais ma nouvelle casquette “pédagogique”. 

Plus tard, j’ai décidé de partager ces connaissances, en toute simplicité, sur ces gestes simples et accessibles, dans le but de prendre soin de notre planète. Répandre la bonne parole, en somme, d’une façon ludique et joyeuse.

Les premiers ateliers, chez Manofacto – rue de la colombette à Toulouse.

A ce moment là, j’exposais mon travail de photographe (une autre de mes casquettes !) dans une boutique de créateurs éthique et accueillante. J’ai eu l’idée d’y proposer mes premiers ateliers, qui ont été presque pleins dès le début !

J’ai fouiné des recettes, expérimenté, structuré mes idées, j’ai fait des recherches sur les ingrédients de base, et chaque atelier a modifié le suivant, grâce aux retours des participants. Voir ce public enthousiaste, concerné par l’environnement, ou simplement curieux, m’a nourrie et m’a donné envie de faire toujours mieux, plus précis, plus éthique. 

J’ai aussi élargi l’éventail des ateliers, enlevé des propositions qui ne m’enthousiasmaient pas assez, rajouté des thèmes. Bref j’ai affiné.

Depuis 2016, je fais ma part du colibri, en donnant envie à d’autres de se lancer, en répandant un peu de joie le temps d’une soirée, en montrant que fabriquer ses produits, c’est comme faire un gâteau au yaourt. Simple et ludique. 

Quelques bouteilles de plastique sont probablement restées sur les étalages, et c’est déjà une victoire. Pas à pas.

J’étais donc fauchée quand j’ai franchi le pas. Mon passage à l’action écolo a été poussé par “j’ai plus de sous, faut que je trouve des solutions”. 

Ne pourrait-on pas appeler ça “gagnant-gagnant” ?

Et toi, tu t’es mis comment à sauver la planète ?

A très bientôt ! 

Jeanne

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